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Sirop du Vermont

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Producteurs

Depuis plusieurs années, nous collaborons directement avec un réseau de petits producteurs artisanaux installés au cœur du Vermont, dans les forêts d'érables qui font la réputation de cette région. Ces familles perpétuent un savoir-faire transmis de génération en génération, entaillant leurs érables avec soin et récoltant la sève selon des méthodes traditionnelles qui respectent le rythme des arbres et la qualité du terroir. En travaillant en circuit court avec ces artisans, sans intermédiaires, nous garantissons une traçabilité complète et un sirop d'une fraîcheur et d'une authenticité incomparables.

 

Parmi les qualités que nous proposons, le sirop d'érable Amber Rich se distingue particulièrement. Récolté au cœur de la saison, il offre une couleur ambrée soutenue et une saveur riche et prononcée, plus intense que les sirops de couleur claire récoltés en début de saison. Ses notes caramélisées et légèrement boisées en font un produit très apprécié aussi bien pour la table que pour la cuisine et la pâtisserie, où sa puissance aromatique se marie parfaitement avec des préparations plus soutenues.

 

En choisissant nos produits, vous soutenez directement ces petites exploitations familiales du Vermont, tout en profitant d'un sirop d'érable pur, naturel et d'une qualité exceptionnelle.

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Historique

Bien avant qu'une seule cabane à sucre ne s'élève au Temiscouata, la sève sucrée des érables du coin faisaient déjà partie d'une tradition. Les Wolastoqiyik, qui parcouraient ce territoire situé entre les bassins versants du Saint-Laurent et de la rivière Saint-Jean, connaissaient les érables à sucre de ces collines et les entaillaient chaque printemps, faisant bouillir la sève sur des feux à ciel ouvert — le premier chapitre d'une histoire que nous continuons d'écrire aujourd'hui.

Pendant des générations, le Témiscouata a été pays de forêt. Les scieries et les camps de bûcherons ont bâti les villages de la région et fait vivre ses familles. Mais quand cette industrie a décliné dans les années 1990, les gens d'ici n'ont pas quitté la terre — ils l'ont regardée autrement. Ils ont levé les yeux vers les érables à sucre qui bordaient les coupes forestières depuis toujours, et ils se sont mis à les entailler.

 

Il s'est avéré que ce sol et ce froid s'y préparaient depuis longtemps. Les collines du Témiscouata, son long lac, et ce contraste marqué entre les nuits glaciales et les journées douces — le rythme même qui fait couler la sève — ont fait de la région un territoire presque idéal pour l'érable. Aujourd'hui, près des deux tiers de tout le sirop d'érable produit dans le Bas-Saint-Laurent viennent du Témiscouata. La petite municipalité de Saint-Athanase, à elle seule, avec une trentaine d'érablières en activité, fournit deux pour cent de tout le sirop d'érable du Québec — un chiffre vertigineux pour un endroit qu'on traverse en quelques minutes.

 

Cette concentration de savoir-faire a nourri une véritable culture d'innovation. En 1996, un acériculteur du Témiscouata est devenu le premier au Québec à obtenir un permis de distillation d'alcool à base d'érable, ouvrant une voie que des dizaines de producteurs locaux ont empruntée depuis. En 2003, la région s'est dotée de son propre centre de recherche et de transfert technologique entièrement consacré à l'acériculture, et dès 2022, elle accueillait la toute première formation collégiale au Québec dédiée à la gestion d'une entreprise acéricole. Ce n'est pas un endroit qui est tombé par hasard dans le sirop d'érable. C'est un endroit qui a choisi de devenir l'un des meilleurs au monde dans ce domaine, une érablière à la fois.

C'est de cette tradition que vient notre sirop — une lignée qui va des camps de sucre wolastoqiyik aux villages forestiers en pleine réinvention, jusqu'à une région aujourd'hui reconnue comme l'une des véritables capitales de l'érable au Québec. Chaque pot porte en lui les mêmes nuits froides et courtes et les mêmes journées douces qui font couler la sève dans ce coin du Bas-Saint-Laurent chaque mois de mars.

Nous entaillons les mêmes collines. Nous faisons bouillir de la même façon. Nous sommes seulement les derniers à le faire.

Golden Honey Texture

La région

Le Témiscouata est une région du Bas-Saint-Laurent, au Québec, nichée au sud-est de Rivière-du-Loup, tout contre la frontière du Nouveau-Brunswick et du Maine. La MRC couvre près de 3 920 kilomètres carrés et rassemble une vingtaine de municipalités — dont Dégelis, Pohénégamook et Témiscouata-sur-le-Lac (qui regroupe aujourd'hui Cabano et Notre-Dame-du-Lac) — pour une population d'environ 19 500 habitants. C'est un territoire de collines, de forêts et d'eau, organisé tout entier autour du lac Témiscouata, qui s'étire sur une quarantaine de kilomètres au cœur de la région.

L'occupation humaine de ce territoire ne date pas d'hier : on y trouve des traces d'activité pratiquement continues depuis plus de 8 000 ans. Le lac et la rivière Madawaska formaient un axe de passage naturel entre le fleuve Saint-Laurent et le bassin de la rivière Saint-Jean, emprunté depuis des millénaires par les peuples autochtones, dont les Wolastoqiyik, et plus tard par le Grand Portage, une route de portage devenue un lien stratégique entre les colonies. Cette position frontalière a aussi valu au Témiscouata son propre chapitre militaire : le Fort Ingall, reconstitué aujourd'hui à Cabano, est le seul fort de bois de l'Empire britannique encore visible au Québec, érigé en 1839 lors d'un différend frontalier entre les États-Unis et le Canada.

Pendant plus d'un siècle, l'économie du Témiscouata s'est bâtie sur la forêt : scieries, camps de bûcherons et villages qui en vivaient. Comme beaucoup de régions rurales du Québec, le Témiscouata a connu un exode marqué entre 1956 et 1976, alors que sa population chutait de plus du quart, plusieurs familles partant vers les grands centres ou la Nouvelle-Angleterre. Le déclin de l'industrie forestière dans les décennies suivantes a poussé la région à se réinventer, notamment autour de l'agriculture et, de façon particulièrement marquée, de l'acériculture — au point où le Témiscouata est aujourd'hui l'une des régions les plus productives en sirop d'érable de tout le Québec.

Le territoire mise aussi de plus en plus sur le plein air et le tourisme de nature. Le parc national du Lac-Témiscouata, qui protège un vaste échantillon des monts Notre-Dame, propose randonnée, vélo et navigation sur des sentiers et des eaux chargés de plus de 10 000 ans d'histoire humaine. On y découvre aussi les produits du terroir régional — érable, plantes médicinales, champignons forestiers, fromages et bières artisanales — qui témoignent d'une région rurale en train de redéfinir ce qu'elle a toujours été : un lieu de passage, entre deux rivières, deux pays et deux façons de vivre de la terre.

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